Hurler : une activité vocale sociale complexe
Le hurlement remplit plusieurs fonctions essentielles au sein de la meute :
- Permettre au membre égaré de faire connaître sa position.
- Permettre à une meute d'appeler l'un de ses membres, surtout si celui-ci occupe un rang élevé (lorsqu’un loup de rang inférieur s’isole, les autres s’en moquent souvent).
- Indiquer les limites du territoire et renforcer les rapports au sein du groupe.
Les chiens domestiques hurlent selon leur position sur l’échelle néoténique : les races dites lupoïdes hurlent beaucoup plus que les races largement manipulées par l’homme. Si le chien domestique ne semble plus hurler pour des raisons territoriales, il le fait en réponse à des bruits qu'il identifie comme des appels (cloches, sirènes, musique, ou même le chant du maître).
Ce phénomène déclenche un comportement allélomimétique : un membre est imité par tous les autres (chœurs de hurlements). Il est crucial de noter que le chien n’est pas un animal mimétique : il est incapable d’apprendre par imitation (contrairement aux primates). Ce comportement est davantage une « transmission d’états d’âme » qu’une imitation réalisée dans un but précis.